Partout dans le monde, la crise sanitaire a profondément modifié les habitudes des personnes. Dans ce contexte, la vie en entreprise ne fait évidemment pas exception. Alors que certaines nouvelles pratiques professionnelles s’ancrent dans le quotidien de l’entreprise, quels sont les métiers qui vont devoir évoluer eux aussi ?
Pour de nombreuses entreprises, la crise du Covid-19 aura joué le rôle d’accélérateur de leur transformation. L’adoption du télétravail en est l’exemple le plus criant. Selon une étude menée par l’ANDRH, 85% des DRH considèrent aujourd’hui souhaitable de développer le télétravail de façon pérenne au sein de leur organisation et 25% ont justement adopté de nouveaux outils et réflexes plus agiles(1). Mais ces décisions ne vont pas sans l’évolution de certains métiers. « Notre regard sur les locaux professionnels change puisque les équipes ne s’y trouveront plus en permanence, explique Boris Vilain, Président de Phi-Link. Il va falloir repenser la convivialité, redéfinir les espaces afin de préserver et d’entretenir la culture d’entreprise et la vie sociale des équipes. Certaines personnes au sein de l’entreprise vont devoir se préoccuper de ces questions. »
Place aux services à la personne !
Avec des salariés en télétravail plusieurs jours par semaine, c’est toute l’organisation de l’entreprise qui doit en effet être revue. Combien conserve-t-on de mètres carrés si les bureaux n’accueillent plus tout le monde en même temps ? Comment organiser les espaces pour éviter qu’un salarié se trouve isolé lorsqu’il est sur site ? Pire, qu’un client traverse une entreprise fantôme ? « Pour répondre à ces questions, les Services généraux vont intégrer davantage la notion de services à la personne, affirme Boris Vilain. Des prestataires vont également naître pour aider l’entreprise à maintenir ses liens avec ses salariés et préserver l’esprit d’équipe. »
Concrètement ? « On peut imaginer qu’une personne accueille les collaborateurs à chaque étage et soit disponible pour les informer sur les personnes présentes et répondre à leurs différents besoins. » Un rôle de coordinateur sera également nécessaire pour garantir le bon roulement des équipes au sein des locaux et ainsi permettre une vraie vie d’entreprise. « Beaucoup de choses sont à imaginer en termes de restauration, de mobilité, de support technique, poursuit Boris Vilain. Que fait un collaborateur en télétravail dont l’ordinateur tombe en panne ? Doit-il passer au siège ou bien attendre qu’un livreur lui en dépose un nouveau chez lui ? Et pour son courrier ? »
De la valeur financière à la valeur d’usage
Les entreprises ne sont pas les seules à appréhender cette « révolution ». « Les bailleurs aussi, précise Thomas Veller, Directeur de mission chez Phi-Link. Au-delà de la valeur foncière des immeubles, il s’agit désormais d’apprécier leur valeur d’usage. Dans la logique que nous venons de décrire, quels services les bailleurs peuvent-ils offrir à leurs entreprises locataires ? » À quand les contrats de services intégrés aux baux pour satisfaire le besoin de flexibilité et de convivialité ?
En creux, cela signifie aussi que les fonctions financières et techniques liées à la stratégie immobilière vont, comme les services généraux, devoir prendre en compte de nouveaux éléments dans leurs analyses. Boris Vilain : « Cette question des services se posait déjà mais la crise sanitaire la renforce. Chez Phi-Link, nous sommes persuadés qu’il faut prendre le train en marche pour réinventer le quotidien de l’entreprise, tout en conservant de la souplesse pour adapter les pratiques en fonction des retours d’expérience. L’objectif, c’est de conserver la cohérence globale du projet en analysant tous ses aspect techniques, humains, managériaux pour permettre à nos clients de faire la différence sur le marché de l’emploi d’ici quelques années. »
(1) https://www.andrh.fr/actualites/1093/le-teletravail-post-covid-vu-par-les-drh-resultats-enquete-andrh-bcg