À l’heure où nous traversons une pandémie d’ampleur inédite, le fonctionnement de toutes les entreprises se retrouve bouleversé. Que représente alors le travail en période de confinement ? Comment exercer son activité professionnelle dans ces circonstances exceptionnelles ? Laure Gaertner, sociologue du travail, propose quelques pistes de réflexion.
« Des risques d’altération de la santé mentale naissent avec le confinement, en particulier chez les personnes qui présentaient déjà une vulnérabilité, comme des troubles du sommeil ou de l’anxiété. L’incertitude face à l’avenir constitue par ailleurs une source de stress supplémentaire, c’est-à-dire une situation de tension du fait d’un déséquilibre entre les contraintes et les ressources, dans laquelle certaines personnes se disent : « Je ne vais pas y arriver ! ».
Dans ce contexte, le travail et ses routines – traiter ses emails, mener une réunion hebdomadaire, échanger avec des collèges, etc. – permettent de conserver un rythme biologique structurant qui limite ces risques. L’activité professionnelle va encadrer le temps quotidien, aider à conserver une hygiène de vie et, en ce sens, se révéler tout à fait positive.
Les employeurs doivent toutefois intégrer dans leurs pratiques le fait que le travail entre aujourd’hui en concurrence avec les différentes activités sociales de leurs salariés : les traditionnelles tâches domestiques bien sûr, mais désormais aussi l’éducation et le suivi pédagogique de leurs enfants. Nous ne sommes plus dans la conciliation vie pro/vie perso ordinaire. Avec le confinement, cette question prend une acuité particulière. Les méthodes d’encadrement doivent absolument en tenir compte. »
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