« Être authentique au travail », mode d’emploi

L’authenticité au travail :  l’idée paraît séduisante mais lointaine, accompagnée par l’image du storyteller à la mode TED, déambulant sur une scène, micro vissé à l’oreille, avec l’assurance d’un Elon Musk. Mais l’enjeu dépasse largement le spectacle. C’est tout simplement un défi de santé, d’efficacité, d’éthique et de management primordial pour l’entreprise et le salarié selon Bruno Lefebvre, auteur de « Être authentique au travail, comment concilier efficacité et santé » (Dunod mai 2019).

Le psychologue clinicien, fondateur du cabinet de conseil AlterAlliance  et spécialiste de la prévention des risques psychosociaux et du management, a souhaité prendre le contre-pied de son précédent ouvrage sur le stress afin de chercher la recette … de ceux qui « maintenaient une bonne santé psychologique dans ce monde de l’entreprise de plus en plus tendu ». Comment font-ils diable pour rester vaillants ? Et la réponse, l’auteur l’a trouvé au terme d’un long cheminement rigoureux et académique, « parti d’une intuition ». « Ce sont en fait ceux qui parviennent à aligner ce qu’ils sont profondément avec ce qu’ils font au quotidien.  A partir de là, le lien avec l’environnement s’éclaire : soit on peut le transformer, soit on peut l’accepter, soit on peut le quitter ! » explique l’auteur.

Dans son ouvrage « Être authentique au travail », Bruno Lefebvre propose donc plus qu’une réflexion sur la nécessaire quête d’une « authenticité réfléchie » : c’est un véritable guide d’introspection pour réaliser le bilan de sa vie professionnelle et surtout de son alignement -ou non- avec ses valeurs personnelles. Une manière pour le psychologue de continuer à travailler l’axe de la QVT, mais en actionnant des leviers personnels.

Cet ouvrage précise d’abord les contours du concept : l’authenticité réfléchie n’est pas à confondre avec la sincérité. « Je voulais être en décalage avec la vision simpliste de l’authenticité. Les salariés au sein d’une structure ne sont pas payés pour être eux-mêmes, mais pour jouer un rôle. Le défi est là : comment trouver une marge de manœuvre dans ce rôle et y exprimer malgré tout ce qu’on est ? »

Interactif, alternant grilles de lectures de situations concrètes et exercices pratiques, l’auteur propose un parcours fléché pour y parvenir, c’est à dire parvenir à aligner trois points : ses valeurs personnelles et aspirations, ses comportements et actions au quotidien, et enfin l’appartenance à un environnement favorable.

Au fil de sept chapitres, le lecteur est ainsi invité à poser un œil nouveau sur son quotidien au travail : la « Difficulté et importance d’être authentique », « Mieux se connaître », « Analyser son quotidien », « Agir sur son environnement pour gagner en liberté », ou encore « Faut-il toujours être authentique » ? permettent de brosser un portrait précis de ses aspirations et de son environnement de travail, afin de poser les pistes pour le changer… ou le quitter.

Des fiches pratiques permettent d’identifier ce qui a du sens pour soi, les freins posés par un environnement spécifique (entreprises sans droit à l’erreur, formatées, comportements toxiques), de faire la part entre ce qui revient à l’environnement et à ses propres limitations, vérités profondes et habitudes superficielles ou conventions… Le but étant d’éviter le « conflit éthique » analysé par le chercheur en psychologie du travail Yves Clot, suscité par la rencontre avec un environnement peu aligné avec nos convictions sur ce qu’est « bien travailler ».

Un chapitre propose également les clés pour un management authentique, afin d’ « augmenter la QVT par sédimentation dans le périmètre du manager ». Comment faire la part des choses entre des attendus de plus en plus exigeants (reportings, chartes comportementales, menace d’être considéré comme un harceleur), et les injonctions de faire le bonheur de ses collaborateurs… Avec une petite fiche pour clarifier son propre modèle managérial…

L’authenticité au travail :  l’idée paraît séduisante mais lointaine, accompagnée par l’image du storyteller à la mode TED, déambulant sur une scène, micro vissé à l’oreille, avec l’assurance d’un Elon Musk. Mais l’enjeu dépasse largement le spectacle. C’est tout simplement un défi de santé, d’efficacité, d’éthique et de management primordial pour l’entreprise et le salarié selon Bruno Lefebvre, auteur de « Être authentique au travail, comment concilier efficacité et santé » (Dunod mai 2019).

Le psychologue clinicien, fondateur du cabinet de conseil AlterAlliance  et spécialiste de la prévention des risques psychosociaux et du management, a souhaité prendre le contre-pied de son précédent ouvrage sur le stress afin de chercher la recette … de ceux qui « maintenaient une bonne santé psychologique dans ce monde de l’entreprise de plus en plus tendu ». Comment font-ils diable pour rester vaillants ? Et la réponse, l’auteur l’a trouvé au terme d’un long cheminement rigoureux et académique, « parti d’une intuition ». « Ce sont en fait ceux qui parviennent à aligner ce qu’ils sont profondément avec ce qu’ils font au quotidien.  A partir de là, le lien avec l’environnement s’éclaire : soit on peut le transformer, soit on peut l’accepter, soit on peut le quitter ! » explique l’auteur.

Dans son ouvrage « Être authentique au travail », Bruno Lefebvre propose donc plus qu’une réflexion sur la nécessaire quête d’une « authenticité réfléchie » : c’est un véritable guide d’introspection pour réaliser le bilan de sa vie professionnelle et surtout de son alignement -ou non- avec ses valeurs personnelles. Une manière pour le psychologue de continuer à travailler l’axe de la QVT, mais en actionnant des leviers personnels.

Cet ouvrage précise d’abord les contours du concept : l’authenticité réfléchie n’est pas à confondre avec la sincérité. « Je voulais être en décalage avec la vision simpliste de l’authenticité. Les salariés au sein d’une structure ne sont pas payés pour être eux-mêmes, mais pour jouer un rôle. Le défi est là : comment trouver une marge de manœuvre dans ce rôle et y exprimer malgré tout ce qu’on est ? »

Interactif, alternant grilles de lectures de situations concrètes et exercices pratiques, l’auteur propose un parcours fléché pour y parvenir, c’est à dire parvenir à aligner trois points : ses valeurs personnelles et aspirations, ses comportements et actions au quotidien, et enfin l’appartenance à un environnement favorable.

Au fil de sept chapitres, le lecteur est ainsi invité à poser un œil nouveau sur son quotidien au travail : la « Difficulté et importance d’être authentique », « Mieux se connaître », « Analyser son quotidien », « Agir sur son environnement pour gagner en liberté », ou encore « Faut-il toujours être authentique » ? permettent de brosser un portrait précis de ses aspirations et de son environnement de travail, afin de poser les pistes pour le changer… ou le quitter.

Des fiches pratiques permettent d’identifier ce qui a du sens pour soi, les freins posés par un environnement spécifique (entreprises sans droit à l’erreur, formatées, comportements toxiques), de faire la part entre ce qui revient à l’environnement et à ses propres limitations, vérités profondes et habitudes superficielles ou conventions… Le but étant d’éviter le « conflit éthique » analysé par le chercheur en psychologie du travail Yves Clot, suscité par la rencontre avec un environnement peu aligné avec nos convictions sur ce qu’est « bien travailler ».

Un chapitre propose également les clés pour un management authentique, afin d’ « augmenter la QVT par sédimentation dans le périmètre du manager ». Comment faire la part des choses entre des attendus de plus en plus exigeants (reportings, chartes comportementales, menace d’être considéré comme un harceleur), et les injonctions de faire le bonheur de ses collaborateurs… Avec une petite fiche pour clarifier son propre modèle managérial…

« Le contrat moral en entreprise est aujourd’hui à réinventer. J »ai voulu apporter ma petite pierre à l’édifice. » conclut le psychologue.


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